Fiches techniques des séparateurs de graisse
Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse
Chaque séparateur de graisse dispose de ses caractéristiques complètes sur sa fiche produit : volume, débit maximal admissible, dimensions hors tout, hauteur de fil d'eau, diamètre de raccordement, poids et conformité NF EN 1825. Ces données ne servent pas seulement à comparer des modèles : elles servent à préparer la pose, à justifier un dimensionnement et à répondre en contrôle.
Les données réunies, sur les sept volumes
Le tableau ci-dessous rassemble ce qui est habituellement dispersé sur sept fiches. Il se lit avant la commande, puis se garde pour le dossier.
| Modèle | Débit max | Dimensions hors tout | Fil d'eau entrée | Fil d'eau sortie | Poids à vide | Prix HT |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 30 L | 60 L/h | 400 x 300 x 250 mm | 194,5 mm | 164,5 mm | environ 5,7 kg | 295 € |
| 40 L | 80 L/h | 450 x 300 x 300 mm | 244,5 mm | 214,5 mm | environ 6,7 kg | 345 € |
| 60 L | 120 L/h | 390 x 390 x 390 mm | 334,5 mm | 304,5 mm | environ 10,5 kg | 459 € |
| 70 L | 140 L/h | 600 x 400 x 300 mm | 244,5 mm | 214,5 mm | environ 12 kg | 499 € |
| 100 L | 200 L/h | 650 x 450 x 420 mm | 356,5 mm | 326,5 mm | environ 16,4 kg | 639 € |
| 120 L | 240 L/h | 700 x 500 x 350 mm | 294,5 mm | 264,5 mm | environ 16,5 kg | 799 € |
| 200 L | 400 L/h | 700 x 550 x 500 mm | 444,5 mm | 414,5 mm | environ 21,5 kg | 1 049 € |
Les sept volumes se raccordent en diamètre 50 millimètres, entrée comme sortie, et sont réalisés en inox 304L alimentaire conforme NF EN 1825, garantis 2 ans. La sortie est systématiquement trente millimètres plus basse que l'entrée : c'est cette différence qui assure l'écoulement gravitaire à travers l'appareil. Livraison offerte à partir de 250 euros HT en France métropolitaine.
Une remarque de lecture sur ce tableau : la progression n'est régulière sur aucune colonne. Le débit double entre le 30 L et le 60 L alors que le volume est multiplié par deux également, mais entre le 100 L et le 200 L le débit double quand le volume double aussi, sans que les plages de couverts suivent le même rapport. Chaque ligne se lit donc pour elle-même, et non par extrapolation depuis la précédente.
Comment lire chaque donnée
Le débit maximal admissible. C'est la caractéristique décisive, exprimée en litres par heure et parfois en mètres cubes par heure. Elle indique le flux au-delà duquel l'appareil ne laisse plus aux graisses le temps de remonter avant la sortie. Elle se confronte au débit de pointe calculé pour votre exploitation, jamais à une impression. Une fiche produit qui n'annonce aucun débit décrit un contenant, pas un séparateur de graisse dimensionné.
Le volume en litres. Il désigne la réserve disponible, donc l'intervalle entre deux vidanges. Il ne mesure pas la performance : deux appareils de même volume peuvent avoir des débits admissibles différents selon leur géométrie interne. La distinction est développée dans couverts par jour ou litres, comment lire.
Les dimensions hors tout. Longueur, profondeur et hauteur, en millimètres. Elles se comparent à la place réellement disponible, pieds de plonge et montants de meuble compris, et non à la largeur apparente du meuble.
La hauteur de fil d'eau. C'est la cote du centre du piquage par rapport au fond de l'appareil. Elle décide de la faisabilité du raccordement : si la sortie de l'appareil se trouve sous le point de raccordement disponible, l'écoulement gravitaire est impossible en l'état. Notez qu'elle ne progresse pas régulièrement avec le volume, le 70 L reprenant par exemple les cotes du 40 L : c'est une raison de plus de la vérifier modèle par modèle.
Le poids. Il est donné à vide. En service, l'appareil contient son volume d'eau, ce qui change complètement la donne pour le support, la fixation et toute manipulation.
Le diamètre de raccordement. Uniforme sur la gamme, il simplifie beaucoup les projets : le remplacement d'un volume par un autre ne demande aucune reprise de canalisation, à condition que la hauteur de fil d'eau reste compatible. C'est un point à connaître quand on anticipe une montée en charge de l'activité.
Se servir de la fiche avant la pose
Une fiche technique n'est pas un document commercial, c'est un outil de chantier. Trois usages en amont de la commande évitent la quasi-totalité des poses interrompues.
- Confronter les cotes à un relevé sur place. Munissez-vous d'un mètre et notez trois valeurs : hauteur disponible, profondeur utile, hauteur du fil d'eau de l'évacuation existante. Comparez-les aux colonnes correspondantes avant de valider le modèle.
- Vérifier le diamètre de raccordement. Nos sept volumes sont en 50 millimètres. Si votre départ général est en 63 ou plus, la transition se fait par élargissement en aval, jamais par réduction. Le sujet est traité dans quel diamètre de raccordement.
- Transmettre la fiche à l'installateur. Un plombier qui reçoit les cotes avant l'intervention arrive avec le matériel adapté. Un plombier qui les découvre sur place repart chercher une pièce.
Ce travail prend une dizaine de minutes et il se fait une seule fois. Il représente l'écart entre une pose de trente minutes et une seconde intervention, comme détaillé dans les erreurs à éviter en choisissant.
Un quatrième usage se révèle utile lorsqu'un tiers intervient sur le projet. Bureau d'études, maître d'oeuvre, cuisiniste ou architecte travaillent sur plan et ont besoin des cotes bien avant que l'appareil ne soit commandé. Leur transmettre la fiche dès la phase de conception évite qu'un emplacement soit réservé au jugé, puis qu'il faille arbitrer entre un volume insuffisant et une reprise de plan.
Se servir de la fiche après la pose
C'est l'usage le moins connu et le plus utile sur la durée. La fiche technique alimente trois documents que vous serez amené à produire.
La note de dimensionnement. Elle justifie le volume retenu et comporte, entre autres, le débit maximal admissible du modèle choisi. Cette valeur se lit sur la fiche, pas ailleurs. La note répond à la question posée en contrôle, qui n'est pas « quel volume avez-vous » mais « pourquoi celui-là ».
Le registre d'entretien. Le débit admissible gagne à figurer en tête du registre, à côté du volume et du modèle. C'est la donnée que l'on cherche systématiquement le jour d'une visite et que personne n'a sous la main. La relever une fois supprime définitivement l'hésitation. Voir comment remplir le registre d'entretien.
Le dossier de conformité. La fiche complète le certificat sans le remplacer. Elle documente les caractéristiques annoncées et permet, des années plus tard, de retrouver le modèle exact si le marquage de la cuve est devenu illisible ou si la facture a disparu.
Un réflexe simple double la sécurité : photographiez la plaque ou le marquage de l'appareil à la réception et rangez l'image avec la fiche. Un équipement sans identification devient anonyme dès que le papier est perdu.
Ces trois usages ont un point commun : ils transforment un document consulté une fois avant l'achat en une pièce qui sert pendant toute la durée de vie de l'installation. C'est la raison pour laquelle il vaut mieux la classer que la refermer.
Les données que la fiche ne donne pas
Une fiche technique décrit un produit, pas une installation. Trois informations indispensables au projet ne s'y trouvent donc jamais, et il faut savoir où les chercher.
Votre débit de pointe. C'est la valeur à confronter au débit admissible, et elle dépend entièrement de votre exploitation : couverts servis en pointe, volume d'eau par repas propre à l'activité, durée de service, appareils raccordés, usage de détergents. Aucune fiche produit ne peut la connaître. Elle se calcule, et le calculateur NF EN 1825 en affiche le détail terme par terme.
Les cotes de votre installation existante. Hauteur disponible, profondeur utile, hauteur du fil d'eau de l'évacuation, diamètre du départ général : ce sont des mesures à prendre sur place, au mètre, avant la commande. La fiche donne les cotes de l'appareil, pas celles de la cuisine qui va le recevoir. C'est la confrontation des deux qui décide de la faisabilité.
La preuve de conception. La fiche annonce la conformité, le certificat l'atteste. Ce ne sont pas les mêmes documents et ils n'ont pas la même valeur devant un contrôleur : une mention sur une page produit ne remplace pas une pièce opposable. Demandez le certificat au moment de la commande, jamais des mois plus tard, et rangez-le avec le reste du dossier. La distinction est développée dans séparateur de graisse ou bac dégraisseur.
Cette répartition explique la méthode : on calcule d'abord, on relève ensuite, on lit la fiche en troisième. L'ordre inverse, qui consiste à choisir un modèle sur catalogue puis à vérifier s'il rentre, est celui qui produit les chantiers interrompus.
Obtenir une fiche en PDF pour un dossier
Pour certains usages, la consultation en ligne ne suffit pas et un document formel est attendu. Nous fournissons une fiche technique en PDF sur demande, en précisant le modèle concerné.
Les situations qui l'exigent sont toujours les mêmes. Un appel d'offres ou un marché public, où les pièces techniques sont annexées au dossier de candidature. Une étude d'installation confiée à un bureau d'études ou à un maître d'oeuvre, qui a besoin des cotes pour caler le plan de plomberie. Un dossier déposé auprès du service d'assainissement, à l'appui d'une demande d'autorisation de déversement. Une consultation d'assurance, où l'équipement de prétraitement est décrit parmi les moyens de prévention.
Dans un contexte de collectivité, la fiche sert aussi à rédiger les pièces techniques d'un cahier des charges. Une prescription utile ne se contente pas de mentionner un séparateur de graisse : elle exige un volume utile minimal, un débit maximal admissible minimal, le matériau, la conformité NF EN 1825 avec fourniture du certificat, l'accessibilité de curage et la remise du procès-verbal de pose. Le sujet est développé dans séparateur de graisse en collectivité.
Pour recevoir la fiche du modèle qui vous intéresse, ou pour un besoin documentaire particulier, écrivez-nous depuis la page contact ou appelez le 01 84 80 50 34.
Questions fréquentes
Où trouver les caractéristiques d'un séparateur de graisse ?
Sur la fiche produit de chaque modèle, dans la section des caractéristiques techniques. On y trouve le volume, le débit maximal admissible, les dimensions hors tout, le diamètre de raccordement, le poids à vide et la conformité NF EN 1825, avec les cotes exprimées en millimètres.
Quelle caractéristique regarder en priorité ?
Le débit maximal admissible, exprimé en litres par heure. C'est la seule qui décide de la conformité en fonctionnement : il doit rester supérieur au débit de pointe calculé pour votre exploitation. Le volume en litres détermine l'intervalle entre deux vidanges, pas la performance.
Qu'est-ce que la hauteur de fil d'eau ?
La hauteur du centre du piquage par rapport au fond de l'appareil, en entrée comme en sortie. Elle se compare à la hauteur du fil d'eau de votre évacuation existante et décide si l'écoulement gravitaire est possible sans reprendre la canalisation.
Le poids indiqué est-il celui en service ?
Non, c'est le poids à vide. En service, l'appareil contient son volume d'eau, ce qui change la donne pour le support et pour toute manipulation. Un modèle au sol ne se déplace jamais plein, et le meuble qui reçoit un modèle sous plonge doit reprendre la charge en service.
Peut-on obtenir une fiche technique en PDF ?
Oui, sur demande, en précisant le modèle concerné. C'est le format attendu pour un dossier de conformité, une étude d'installation, un appel d'offres ou une pièce de marché public, où une capture d'écran de page web ne fait pas le même effet.
La fiche technique fait-elle partie du dossier de conformité ?
Elle le complète utilement sans remplacer le certificat de conformité. Elle documente le débit admissible et les cotes, deux éléments qu'un contrôleur peut demander, et elle permet de retrouver le modèle exact si l'appareil a perdu son marquage au fil des années.





























