Retour d'un séparateur de graisse : modalités
Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse
Un retour est possible sur un séparateur de graisse non installé, non utilisé et dans son emballage d'origine, après accord préalable. Le remboursement intervient à réception et vérification. La règle est simple, mais elle a une conséquence décisive : une fois l'appareil raccordé et mis en eau, il n'est plus retournable. Tout se joue donc avant la pose.
Un retour est toujours une perte de temps pour tout le monde, et le plus souvent le symptôme d'une décision prise trop vite en amont. Voici donc l'ordre de lecture recommandé : d'abord ce qui l'évite, ensuite seulement la procédure elle-même.
Les trois vérifications qui évitent le retour
Commençons par ce qui rend cet article inutile, car c'est de loin le plus rentable. Les retours ont presque toujours la même origine, et elle se traite en amont.
Un volume issu du calcul, pas d'une estimation. Le motif de retour le plus courant est un modèle inadapté au débit réel. Il se prévient en six questions au calculateur NF EN 1825, en déclarant les couverts servis en pointe, le nombre de services, les appareils raccordés et l'usage de détergents. Une estimation faite sur la surface de la cuisine ou le nombre de places assises conduit régulièrement à côté.
Un relevé fait sur place avant la commande. Trois mesures : la place réellement disponible pieds de plonge et montants compris, la hauteur du fil d'eau de l'évacuation existante, et le diamètre de cette évacuation. C'est la deuxième cause de retour : un appareil parfaitement dimensionné mais impossible à raccorder en l'état. Les cotes de chaque modèle figurent dans les fiches techniques.
Un contrôle à la réception, avant de planifier la pose. Vérifier le modèle livré, la présence des accessoires et du certificat, l'état de l'appareil et ses cotes prend dix minutes. C'est le dernier moment où une erreur se règle par un échange plutôt que par un chantier repris.
Ces trois étapes prennent une heure au total, réparties sur deux moments. Elles couvrent l'essentiel des situations qui conduisent à un retour.
Il faut ajouter une quatrième précaution, moins évidente : ne jetez pas la documentation reçue avec l'appareil tant que la pose n'est pas validée. Certificat, notice, éléments de conditionnement font partie de ce qui accompagne un retour éventuel, et leur absence complique la reprise.
Les conditions du retour
Elles sont au nombre de cinq et se lisent ensemble : chacune découle du fait qu'un appareil repris doit pouvoir être remis en vente en l'état.
| Condition | Ce qu'elle signifie | Pourquoi |
|---|---|---|
| Appareil non installé | Jamais raccordé à une évacuation | Un raccordement laisse des traces sur les piquages |
| Appareil non utilisé | Jamais mis en eau ni en service | Un appareil ayant reçu des eaux grasses n'est plus neuf |
| Emballage d'origine | Conditionnement complet et réutilisable | C'est le seul adapté au transport de ce format |
| Accord préalable | Retour organisé après échange | Un envoi spontané ne peut pas être tracé ni traité |
| État vérifié à réception | Contrôle à l'arrivée chez nous | Le remboursement suit cette vérification |
La deuxième ligne mérite une précision, parce qu'elle surprend. Un appareil mis en eau, même quelques minutes pour un essai, a été utilisé. Le raccordement provisoire « juste pour voir si ça rentre » est donc à éviter : présentez l'appareil à sa place, mesurez, mais ne le branchez pas tant que la décision n'est pas prise.
La troisième explique pourquoi il faut garder le carton. Un séparateur de graisse pèse de 9 à 38 kilos à vide selon le volume et présente des angles vifs ; il ne voyage pas dans un emballage improvisé. Conservez le conditionnement plié quelques jours, le temps que la pose soit faite et validée.
La quatrième ligne appelle une remarque : l'accord préalable n'est pas une formalité administrative. Il permet d'identifier votre dossier, de vous indiquer où expédier et, souvent, de vous proposer une solution que vous n'auriez pas envisagée. C'est aussi ce qui garantit que le colis sera reconnu et traité à son arrivée plutôt que mis de côté faute de référence.
La procédure, étape par étape
- Nous contacter avant toute autre action. Depuis la page contact ou au 01 84 80 50 34, en indiquant votre numéro de commande, le modèle concerné et le motif. N'expédiez rien avant d'avoir reçu les modalités : un colis arrivé sans référence ne peut être ni identifié ni traité.
- Décrire la situation précisément. Erreur de volume, incompatibilité de cotes, dommage constaté à la livraison : la nature du problème détermine la solution, et toutes ne passent pas par un retour.
- Recevoir l'accord et les modalités. Elles précisent l'adresse de retour, les conditions de conditionnement et la marche à suivre.
- Reconditionner l'appareil. Dans son emballage d'origine, avec les éventuels accessoires et documents fournis. Un appareil correctement calé arrive intact ; un appareil expédié en vrac arrive marqué, ce qui complique la vérification.
- Expédier selon les instructions. En conservant la preuve de dépôt et le numéro de suivi jusqu'à confirmation de la réception.
- Attendre la vérification. Le remboursement intervient à réception et après contrôle de l'état de l'appareil.
La première étape est la plus importante. Un échange de quelques minutes permet souvent de trouver une solution plus simple qu'un retour, en particulier quand le problème porte sur une incompatibilité de cotes qui se règle par une reprise mineure de l'évacuation.
Une remarque sur le reconditionnement, qui pèse plus qu'on ne l'imagine. L'emballage d'origine est conçu pour ce format précis : il cale l'appareil, protège les angles et les piquages, et répartit les efforts pendant le transport. Un appareil réexpédié dans un carton approximatif arrive presque toujours marqué, ce qui complique la vérification et peut remettre en cause la reprise. Conserver le conditionnement plié dans un coin pendant quelques jours est donc la précaution la moins coûteuse de toute la procédure.
Les situations qui ne relèvent pas du retour
Trois cas sont régulièrement confondus avec un retour alors qu'ils suivent une autre voie.
Un dommage de transport. Il relève des réserves formulées à la livraison, pas de la procédure de retour. La mention doit être écrite et précise sur le document du transporteur au moment de la réception, accompagnée de photographies. Signalez-le nous le jour même. Le sujet est détaillé dans livraison d'un séparateur de graisse.
Un défaut de fabrication. Il relève de la garantie de 2 ans, y compris si l'appareil est déjà installé. La démarche est différente et les pièces à fournir aussi. Voir la garantie des séparateurs de graisse inox.
Un appareil devenu sous-dimensionné après une évolution de l'activité. Ce n'est ni un retour ni une garantie : l'appareil fonctionne, c'est l'exploitation qui a changé. La voie est celle du remplacement, avec un nouveau calcul et éventuellement un passage d'un format sous plonge à un format au sol. Anticipez-le plutôt que de le subir : le sujet est traité dans quelle capacité pour mon établissement.
Le troisième cas est de loin le plus fréquent sur la durée, et c'est celui qu'il vaut mieux prévoir dès le premier achat. Retenir le volume supérieur quand l'activité se situe à la borne entre deux plages coûte quelques dizaines d'euros à la commande et évite un remplacement complet quelques années plus tard, avec sa seconde pose et son immobilisation de poste.
Le calendrier : jusqu'à quand la décision reste ouverte
Chaque étape referme des options. Les connaître permet de savoir de combien de latitude on dispose encore.
| Étape | Ce qui reste possible | Ce qui se ferme |
|---|---|---|
| Avant la commande | Tout : volume, format, relevé | Rien |
| Commande passée, colis non parti | Modification si signalée immédiatement | Rien encore |
| Livraison, avant signature | Réserves sur dommage ou manquant | La contestation d'un dommage visible |
| Colis reçu, non ouvert | Retour dans les conditions prévues | Les réserves de transport |
| Appareil déballé, non posé | Retour si emballage conservé | Rien, si le carton a été gardé |
| Appareil raccordé et mis en eau | Garantie sur défaut de fabrication | Le retour, définitivement |
La lecture de ce tableau donne la règle pratique : la fenêtre utile va de la réception à la pose, et elle est aussi longue que vous le décidez. Rien n'oblige à poser le lendemain de la livraison. Prendre deux ou trois jours pour contrôler l'appareil, confronter ses cotes au relevé et confirmer le volume avec le calcul ne coûte rien et garde toutes les portes ouvertes.
La ligne la plus coûteuse est la dernière. Le passage de l'avant-dernière à la dernière prend trente minutes de plomberie et referme définitivement l'option la plus simple. C'est la raison pour laquelle le contrôle à la réception, décrit dans livraison d'un séparateur de graisse, mérite les dix minutes qu'il demande.
Le cas particulier de l'erreur de dimensionnement
C'est le motif de retour le plus fréquent et celui qui appelle le plus de méthode, parce que le réflexe naturel aggrave la situation.
Le réflexe naturel consiste à poser quand même, en se disant qu'on verra bien. Un appareil trop juste installé est un appareil qui n'est plus retournable, qui sature entre deux vidanges, qui laisse repartir les graisses au réseau et qui devra être remplacé de toute façon. L'économie apparente de quelques dizaines d'euros se paie alors deux fois l'appareil, deux fois la pose et une régularisation.
La conduite à tenir est inverse : ne posez pas, appelez. Tant que l'appareil est dans son carton, toutes les options restent ouvertes. Reprenez le calcul avec le calculateur, en vérifiant les points qui font le plus souvent basculer le résultat : les couverts déclarés en pointe et non en moyenne, la présence d'un lave-vaisselle professionnel raccordé au même départ, la durée réelle de service et l'usage régulier de détergents.
Vérifiez aussi que l'écart vient bien du volume et non d'autre chose. Un appareil correctement dimensionné mais raccordé partiellement, avec un poste gras qui le contourne, produit exactement les mêmes symptômes qu'un appareil trop petit. Le diagnostic se fait en remontant le circuit poste par poste, comme expliqué dans les erreurs d'installation à éviter.
Dans tous les cas, un appel avant intervention règle la question plus vite qu'une procédure engagée après coup. Notre équipe technique répond au 01 84 80 50 34.
Questions fréquentes
Peut-on retourner un séparateur de graisse ?
Oui, sous conditions : l'appareil doit être non installé, non utilisé et dans son emballage d'origine. Le retour s'organise après accord, et le remboursement intervient à réception et après vérification. Un appareil déjà raccordé, même brièvement, ne peut plus être repris.
Que faire si le modèle commandé est trop petit ?
Ne le posez pas. Un appareil non installé et non utilisé reste éligible au retour, un appareil raccordé ne l'est plus. Contactez-nous avant toute intervention pour organiser l'échange vers le volume adapté : dans ce cas le transport retour est à notre charge, contrairement à un simple remboursement, sur lequel une participation de 19,90 euros HT par article est déduite.
Faut-il conserver l'emballage d'origine ?
Oui, jusqu'à ce que la pose soit faite et validée. C'est une condition du retour, et c'est aussi le seul conditionnement adapté au transport d'un appareil de cette taille. Le stocker plié quelques jours ne coûte rien et préserve toutes les options.
Comment se déroule un retour ?
En quatre temps : nous contacter en décrivant la situation, recevoir par courriel une étiquette Colissimo Retour sous vingt-quatre heures, reconditionner l'appareil dans son emballage d'origine, puis le déposer en bureau de poste ou en point de retrait. Le remboursement intervient à réception et après vérification de l'état.
Un appareil déjà installé peut-il être repris ?
Non. Dès qu'un séparateur de graisse a été raccordé et mis en eau, il a été utilisé et n'est plus retournable. C'est la raison pour laquelle les vérifications à la réception, avant toute intervention du plombier, sont le moment décisif de toute la commande.
Comment éviter d'avoir à retourner un appareil ?
Trois vérifications suffisent : un volume issu du calcul normatif et non d'une estimation, un relevé des cotes disponibles et de la hauteur de fil d'eau avant la commande, et un contrôle de la marchandise à la réception avant de planifier la pose.





























